Renard à neuf queues, qilin, dragon azur, phénix : les créatures du plus étrange des livres chinois, source inépuisable des donghua.
Compilé il y a plus de deux mille ans, le Shanhaijing, ou Classique des monts et des mers, est un étrange guide de géographie : chaque montagne, chaque fleuve y est décrit avec ses plantes, ses minéraux… et ses monstres. Les créatures qu'il recense peuplent aujourd'hui les romans de cultivation et les jeux vidéo.
Le renard à neuf queues
« Sur le mont Qingqiu vit une bête semblable au renard, avec neuf queues ; son cri ressemble à celui d'un nourrisson. » Présage de prospérité sous les Han, le renard à neuf queues devient plus tard un esprit séducteur et rusé. Les deux visages coexistent dans les donghua.
Le qilin
Corps de cerf, écailles de dragon, sabots de cheval : le qilin est la plus douce des bêtes divines. Il marche sans écraser un brin d'herbe et n'apparaît que sous le règne d'un souverain sage.
Les Quatre Symboles
Le Dragon Azur à l'Est, le Tigre Blanc à l'Ouest, l'Oiseau Vermillon au Sud et la Tortue Noire au Nord gardent les quatre directions du ciel. Chacun règne sur une saison et un élément : on les retrouve dans l'architecture, la géomancie et bien sûr dans les formations des romans de xianxia.
Le Fenghuang
Le phénix chinois n'a rien à voir avec l'oiseau qui renaît de ses cendres : c'est un oiseau de paix, qui n'apparaît qu'aux époques de vertu. Associé au dragon, il forme le couple impérial.










